La petite boîte d'albâtre
Par Patrick LAGNEAU
Thème : Sentimental
Genre : Roman
340 page(s) noir et blanc
Format classique 13/20 cm
Claude et Liliane forment un couple heureux. Ils fêtent leur septième anniversaire de mariage au restaurant. Sur le trajet du retour, un évènement imprévu fait tragiquement basculer leur histoire. Claude, un moment entre la vie et la mort, apprend à son réveil que sa femme, elle, n’est plus de ce monde et que son corps a déjà été incinéré. La vie de Claude, soudain, s’effondre. La souffrance demeure insoutenable, jusqu’au jour où le destin fait de Claude le sauveur de Louise. Pour le remercier, Louise lui confie une boîte dans laquelle se trouve une gélule bleue, remède miracle ou cauchemar ultime de Claude…
Mots-clés :
Né à Belleville sur Meuse, près de Verdun, Patrick Lagneau, tout au long de sa carrière de formateur, a placé son énergie créative dans les pièces de théâtre, les comédies musicales, les scénarios, pour et avec ses élèves. Il a réalisé avec eux une quarantaine de courts-métrages vidéo, dont certains furent primés en festivals. La petite boîte d’albâtre est son premier roman. Patrick Lagneau s’est remis à l’écriture pour un second titre Les voyages temporels d’Archibald Goustoquet.


L’écriture d’un livre est indéniablement un engagement de la personne, corps et esprit ; une véritable aventure. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’entreprendre ce roman ?
Pour me lancer dans l’écriture de ce roman en particulier, je suis parti d’un constat. J’ai eu longtemps comme centre d’intérêt dans mes lectures une constante : le temps ! Tous les romans que j’ai lus sur ce thème sont vraiment mes racines. Comme il m’avait semblé, humblement, avoir épuisé ce qui se faisait de mieux sur le sujet, je me suis dit : puisque je ne trouve plus rien sur ce thème, je vais moi-même écrire des histoires. Je me suis donc rôdé avec une nouvelle, mais ce qui a été le véritable détonateur, c’est l’informatique et le traitement de texte. Je suis quelqu’un de très ordonné, aussi, taper ces mots, ces phrases, ces paragraphes avec une lisibilité et une présentation quasi « professionnelles » ne pouvait que m’enthousiasmer. D’autant plus que les possibilités de rectifications, par suppressions, ou par « copiés-collés » permettent de progresser avec toujours la même efficacité dans la présentation.
De plus, j’avais noté pendant de nombreuses années, des idées relatives à mon thème de prédilection. En tout cas, suffisamment pour commencer à réfléchir sérieusement à la trame de mon roman. Et pour tout ce qui est de l’ordre de l’imagination et de la créativité, j’ai un endroit bien à moi pour réfléchir : sur mon vélo. Quand je traverse les paysages de ma Lorraine natale, en dilettante, (le Tour de France n’est pas pour moi), les projets naissent. Seul sur ma bicyclette, mis à part pédaler, je n’ai que ça à faire. Réfléchir. En général, c’est de là que viennent mes meilleures idées. Et c’est là qu’est naît la trame de La petite boîte d’albâtre.
Dans La petite boîte d’albâtre, à un moment, Charles rencontre Claude sur une place de Bar-le-Duc pour un échange tendu, qui explique au lecteur comment la personnalité de Charles a été construite dans son adolescence. Il m’est arrivé, après l’écriture de ce passage de passer à pieds sous la statue du Maréchal Oudinot où, dans mon esprit, a eu lieu cette rencontre et de me dire : « Tiens, c’est là que ça s’est passé… ». Presque les aurais-je vus…
Toute cette fantasmagorie montre bien à quel point l’esprit et le corps sont engagés dans le processus d’écriture.
Un autre point également à souligner. Pendant la période d’écriture du roman, il m’est impossible d’entrer dans le roman d’un autre auteur. La concentration fait défaut, car mobilisée ailleurs.
Pour le roman, le principe est le même pour la structure, mais la grande différence est que toutes les images doivent être suscitées et transmises au lecteur. C’est une suggestion qui se transforme en autosuggestion. Et enfin, le plus, c’est la psychologie des personnages, leurs sentiments, leurs envies, leurs émotions, que l’on doit traduire par des mots, et qui vont transformer les personnages fictifs en véritables êtres humains. Là, pas de jeu d’acteurs. Juste une perception du caractère des personnages pour lesquels le lecteur pourra avoir une empathie ou pas.
Sans dévoiler le contenu de mon roman, l’idée de base était que Claude rencontre une vieille dame qui lui remet quatre pièces d’un euro. S’il parvient à offrir ces quatre pièces à quatre personnes âgées et qu’elles les acceptent, alors il pourra revivre quatre fois la dernière année de sa vie de couple avec sa femme, pourtant décédée. Je me suis très rapidement rendu compte que c’était un pari insensé que de raconter quatre fois les mêmes situations, d’où la gélule offerte par Louise pour que Claude ne revive qu’une seule fois, mais intensément, cette dernière année.
J’ai envoyé ensuite le manuscrit retravaillé à plusieurs maisons d’édition, quatre m’ont répondu dont la vôtre. Ce qui a fait la différence est que deux d’entre elles me demandaient pour la publication, 2800 euros pour la première, et 3200 euros pour la seconde. La troisième avait bouclé sa programmation littéraire pour l’année ( ?). Et puis Edilivre m’a offert spontanément et très rapidement un contrat. Je me demande encore si je n’ai pas rêvé. Mais les contacts que nous avons ensemble sont là pour me prouver le contraire.
En fin d’écriture de ce second roman, je me suis aperçu que les personnages avaient encore des choses à faire dans leur vie propre. Le cycle de leurs aventures n’est pas terminé. Il y aura donc encore au moins deux tomes après celui-ci. Et pour l’auteur, de quoi alimenter l’addiction.
Quant à Guillaume Musso, j’aime me faire balader dans ses histoires fantastiques dont la narration est quasiment cinématographique. Il y a du visuel chez cet auteur-là. Et j’aime ça.
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